Prématurité # 15 -Le dernier tuyau de Mademoiselle Mini

Le parcours de nos Minis en néonat n’a pas été facile, mais ils ont gardé peu de traces de cette naissance précoce. Depuis que Monsieur Mini est rentré de sa seconde hospitalisation, il va plutôt bien. Nous avons réintroduit petit à petit les protéines de lait de vache. Nous avons diversifié son alimentation. Il marche, court, parle… C’est un petit séducteur !

Pour sa soeur, tout s’est très bien passé dans un premier temps. Elle semblait avoir mieux résisté que lui. Elle avait quelques centaines de grammes d’avance et des joues bien remplies…
lorsque la première bronchiolite est arrivée. Direction les urgences. Puis une chambre du service de Pédiatrie Générale. Nous découvrons les aérosols. C’est aussi le retour des lunettes d’oxygène. Après quelques épisodes, le verdict tombe : Mademoiselle Mini est asthmatique.

À 9 mois, un traitement de fond est mis en place à la maison. Un nébuliseur, un bronchodilatateur et des cortocoïdes en dosettes. 15 minutes matin et soir. Chaque jour. La machine fait un bruit assourdissant. Mademoiselle Mini ne se laisse pas faire. Il faut la maintenir de force.

Après plusieurs épisodes de crise et des dizaines d’aller-retours chez les kinés (Aline ouvre parfois le cabinet le dimanche matin rien que pour nous !), la pédiatre prescrit une phmétrie. C’est un test qui doit durer 24 heures. Un petit tuyau qui ressemble à la sonde gastrique est installé dans le nez de Mademoiselle Mini. Au bout du tuyau, à l’entrée de l’estomac, un capteur. Un petit boitier à porter en bandoulière jusqu’au lendemain et un tableau à compléter avec la composition et les heures de repas. Pour qu’elle n’arrache pas la sonde, Mademoiselle Mini a les mains bandées. Une vraie torture.

Le verdict est sans appel. Elle a plus d’une centaine de reflux par jour. Mais comme ces reflux ne s’extériorisent pas, ils n’étaient pas faciles à déceler. Et il se trouve que l’acidité des reflux a tendance à gagner les poumons… et à graver les crises d’asthme. L’inexium revient dans nos vies (Le grand en avait eu pendant quelques mois).

 Mais les grosses crises sont récurrentes et la salle des aérosols des urgences devient un peu trop familière. À l’occasion d’un retour en HAD (lunettes d’oxygène oblige) après quelques jours en Pédiatrie Générale, les médecins décident que les bouteilles d’oxygène resteront à la maison. C’est à partir de ce moment là que nos aller-retours aux urgences s’espacent. Nous pouvons faire à la maison la même chose qu’aux urgences.

Mais dès que le taux de pollution atmosphérique grimpe trop, la crise revient. Nous décidons donc de déménager. Un logement trop petit, et maintenant la santé de Mademoiselle Mini… et de ses frères aussi. Bonjour la Normandie ! Il reste bien sûr quelques crises. Notre princesse est fragile et a tendance à décompenser lorsqu’elle croise un virus. Les bouteilles d’O2 ornent toujours le salon, occupent le coffre de la voiture quand nous partons en vacances. Mais le traitement de fond devient moins lourd et  Mademoiselle Mini va déjà beaucoup mieux.

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Auteur : despatesauchocolat

Maman de 5 monstres. Le Grand a pointé son nez au printemps 2010. Le Petit nous a rejoints au tout début de l'année 1012. Les Minis ont agrandi la famille à la fin de l'hiver 2013. Le Petit Dernier est arrivé au printemps 2017.

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